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Le sahara occidental occupé

Le sahara occidental occupé

Actualités sur le conflit du sahara occidental


L'Afrique du Sud réitère son appui

Publié par Hassane A sur 10 Avril 2006, 02:50am

Catégories : #lesaharaoccidental

Sahara Occidental: L'Afrique du Sud réitère son appui à l'autodétermination du peuple sahraoui    Younes Hamidouche la tribune

Arrivé jeudi à la mi-journée à Alger, en provenance de Rome où il était en visite officielle, le président sud-africain, Thabo Mbeki, a réitéré l'appui de son pays à l'autodétermination des Sahraouis, «élément clé» de toute solution à ce conflit opposant la République sahraouie et le royaume du Maroc.

La «satisfaction du droit à l'autodétermination» du peuple sahraoui est l'«élément clé de toute solution» au conflit de «décolonisation» au Sahara occidental, a affirmé le président sud-africain Mbeki avec son homologue algérien Bouteflika. Selon l'agence APS qui fait référence au communiqué de presse commun rendu public par les deux parties à l'issue de leurs entretiens, la question du Sahara occidental «a retenu l'attention des deux chefs d'Etat qui ont réitéré leur position de principe sur cette dernière question de décolonisation sur le continent africain».

L'Afrique du Sud et l'Algérie appellent à la «résolution rapide» du conflit au Sahara occidental «dans le cadre de la légalité internationale qui fait de la satisfaction du droit à l'autodétermination du peuple de ce territoire non autonome l'élément clé de toute solution». Outre la question fondamentale du Sahara occidental et du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, Bouteflika et Mbeki ont abordé essentiellement le dossier du Darfour, région de l'ouest du Soudan, en liaison directe avec la tenue mardi et mercredi prochains dans la capitale soudanaise (Khartoum) du sommet de la Ligue arabe qui ne manquera pas de se pencher sur ce conflit et sur la coordination entre l'Organisation des Nations unies (ONU) et l'Union africaine (UA) au sujet de la présence sur place des forces de maintien de la paix.

L'ONU veut déployer une force de paix au Darfour en remplacement de celle de l'UA, composée, certes, de quelque 7 000 hommes mais limités dans leur capacité d'action. L'UA a donné son accord de principe il y a de cela deux semaines pour un transfert après septembre prochain. Il reste, à ce sujet, le point de vue de la Ligue arabe. Le fait que Khartoum, directement concernée par ce conflit, abrite le sommet de cette Ligue constitue une complexité que les principaux Etats membres sont contraints de surmonter.

Les entretiens autour des questions internationales «ont été marqués par une large convergence de vues sur la perception des problèmes évoqués, ainsi que sur les voies et moyens susceptibles de concourir à leur résolution», précise le communiqué. A ce propos, les deux parties ont appelé à «la réunion de toutes les conditions pour une participation féconde de l'Afrique au sommet Chine-Afrique, prévu à Pékin en novembre prochain»

Bien que le déjeuner de travail et les entretiens politiques qu'ont eus les deux présidents, Bouteflika et Mbeki, aient porté sur l'aspect bilatéral et précisément sur la Haute Commission binationale qui s'est déjà réunie à quatre reprises -la prochaine devrait se tenir à Alger avant fin juin prochain-, des questions majeures sur la scène internationale ont davantage constitué le gros des discussions entre les deux parties.

L'entretien en tête-à-tête entre Bouteflika et Mbeki a permis le passage en revue du «partenariat économique et politique» et l'expression de la «satisfaction» des deux parties «quant à son évolution» ainsi que de leur «détermination à oeuvrer de concert à son raffermissement», souligne le communiqué rendu public à l'issue de cette visite d'une journée du chef de l'Etat sud-africain. «Les évolutions enregistrées au plan interne en Afrique du Sud et en Algérie ont, par ailleurs, été examinées», relève le communiqué cité par l'APS, précisant que les «expériences communes de consolidation de la paix et de la sécurité, par le biais notamment des politiques de réconciliation nationale, ont été débattues». L'Afrique du Sud, comme le relevait le président italien Carlo Azeglio Ciampi à Rome la veille de la venue de Mbeki à Alger, est connue pour son rôle moteur concernant la médiation dans de nombreux conflits sur le continent ainsi que dans le renforcement et la promotion des nouve lles institutions africaines et de leurs missions pour le développement et le progrès des Africaines et Africains.

C'est sans doute pourquoi, lors de la visite officielle de trois jours du chef de l'Etat sud-africain, entamée mardi dernier en Italie, il a été surtout question des liens à renforcer entre les Unions africaine et européenne via l'établissement d'un partenariat «fort et durable».

Le caractère «innovateur» du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), initiative prônée par l'Afrique et promue par certains de ses pays axiaux (Afrique du Sud, Algérie, Nigeria, etc.), a été, une nouvelle fois, mis en évidence à cette occasion.

Jeudi dernier à Alger, l'Afrique du Sud et l'Algérie ont eu à souligner encore que la mise en oeuvre du NEPAD nécessite beaucoup d'engagement afin de «faire aboutir cette grande oeuvre africaine».

 

 

 

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