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Le sahara occidental occupé

Le sahara occidental occupé

Actualités sur le conflit du sahara occidental


Le Représentant du Texas au Congress américain les violations marocaines

Publié par Hassane A sur 30 Avril 2006, 14:25pm

Catégories : #lesaharaoccidental

Washington D.C, 30/07/2005 (SPS) Le Représentant du Texas au Congress américain, le Juge Ted Poe, a dénoncé vendredi dans un discours devant le Congress, les violations marocaines des droits humains dans les territoires occupés du Sahara Occidental, appelant à la libération immédiate des activistes sahraouis des droits de l’homme, Mme. Aminatou Haidar, Ali Salem Tamek et tous les activistes et prisonniers politiques sahraouis.

"La police marocaine et les services de sécurité ont, récemment, arêté et torturé des manifestants pacifiques" dans les territoires occupés du Sahara Occidental, a souligné M. Poe, considérant que "ces exemples d’abus des droits humains que les autorités marocaines ont commis à l’encontre du peuple sahraoui et contre des manifestants pacifiques n’est guerre un comportement que nous espérons de nos amis".

Il a en outre dénoncé l’enlèvement par la police marocaine des activistes des droits de l’homme sahraouis Ali Salem Tamek, Aminatou Haidar, Mohamed Elmoutaoikil, Noumria Brahim, Elhoussin Lidri, Laarbi Massaoud et Gaoudi Fdaili, qui "ont souffert la torture pour de longues heures, l’humiliation et des menaces de viole. Malheureusement, tous cela s’est produit pour la simple raison de leur opinion sur le statut du Sahara Occidental", a-t-il déploré.

Estimant que la résolution "du conflit du Sahara Occidental n’a que trop tardé", le congressman. Poe a considéré que "les deux parties au conflit doivent se mettre d’accord et mettre en oeuvre le plan de règlement élaboré par le Secrétaire d’Etat James Baker", pour résoudre le problème.

Il a néanmoins souligné qu’un "grand pas vers une résolution pacifique serait pour le Maroc de libérer tous les prisonniers politiques, y compris M. Tamek et Mme. Haidar, de mettre un terme à sa détention et torture de manifestants pacifiques et des activistes des droits humains et de permettre la liberté d’opinion et d’expression au Maroc et dans le Sahara Occidental". (SPS)

Le texte :

"La police marocaine et les services de sécurité ont, récemment, arrêté et torturé des manifestants pacifiques. Pas plus loin que le 20 juillet dernier des rapports ont indiqué que les forces de sécurité marocaine ont procédé à l’enlèvement de 5 activistes des droits humains (Mohamed Elmoutawakil, Noumria Brahim, Elhoucine Lidri, Larbi Massoud, et Gaoudi Fdaili). Selon ces rapports ces cinq personnes ont souffert des tortures pour de longues heures, l’humiliation et des menaces de viole. Malheureusement, tout cela s’est produit pour la simple raison de leur opinion sur le statut du Sahara Occidental.

Après cet incident, d’autres rapports ont indiqué que Noumria Brahim et Lhoucine Lidri ont été soumis à des séances de tortures additionnelles (ils étaient brûlés, menottés, yeux voilées et passés à tabac). Les officiers marocains qui ont commis ces actes ignobles de tortures sont, selon les rapports, le Wali de la sécurité d’El Aaiun, Brahim Bensami, le Chef du group Urbain de Sécurité (GUS), Ichi Abou Hassan, et Abdelhaq Rabii, un officier de police. Quand ces tortionnaires ont fini leur travail ils ont enfermé leurs victimes dans la prison noire d’El Aaiun le 23 juillet 2005. Des rapports indiquent qu’ils sont toujours en détention.

De tells actes de violence et d’abus contre des manifestants pacifiques et des activistes de droits humains inaugurent une escalade pendant les dernières semaines au Maroc. D’autres rapport ont indiqué qu’un groupe de 6 prisonniers politiques sahraouis, qui ont étaient arrêtés lors d’une manifestation de protestation à El Aaiun, ont été présentés devant la cour d’appel d’El Aaiun le 21 juillet dernier. Le rapport indique que le groupe avait été jugé au cours d’un procès inique le 23 juin 2005. Les prisonniers auraient été condamnés à des peines allant de 5 mois de prison ferme à un an avec sursis. L’une des victimes de cette injustice est l’activiste des droits humains, Bougarfa Abdarrahmane.

M. Abdarrahmane, âgé de 53 ans, est père de 10 enfants. Les autres ont étaient condamnés à 3 ans de prison ferme (Hamma Achrih, Chyahou Brahim) et à 2 ans de prison ferme (Mohamed Salem Essallami, Azlai Abdallah).

Les mêmes sources rapportent que la cour d’appel d’El Aaiun a été fermement contrôlée par les forces marocaines de sécurité lors du procès. Des citoyens sahraouis ont été interdis de pénétrer à la sale du tribunal. Une journaliste française, Agatha André, du journal, Charles Hebdo, qui s’est rendu à El Aaiun pour assister au procès de ces prisonniers politiques, a été mise à l’écart dans une salle jusqu’à la fin du procès. Pis encore, les informations indiquent que les familles des 5 activistes arrêtes ont été empêchées de leurs apporter de la nourriture, de les voir, ou même de leur parler au téléphone. Malheureusement, ces rapports sur la torture et l’injustice sont normaux pour le peuple sahraoui, qui est privé de ses droits sous l’occupation marocaine du Sahara Occidental.

Lors d’un voyage de la Secrétaire Condoleeza Rice à l’étranger, la Secrétaire Rice a émis un message très fort au roi du Maroc, Mohamed VI, à propos des restrictions sur les libertés civiles dans le royaume. Le journal espagnol, La Razon, a rapporté le 30 juin dernier que Mme. Rice a exprimé sa préoccupation vis-à-vis des violations permanente par le régime marocain de la liberté de la presse et d’expression. Suite à des rapports récents sur l’escalade de la répression par les services secrets marocains et les services de sécurités contre toutes les voix d’opposition ainsi que de la répression contre les sahraouis, elle a en outré exhorté le roi à mettre un terme à la répression et à permettre aux voix progressiste de se faire entendre.

D’autres pays ont exprimé des préoccupations de la même nature à propos du registre marocain des droits humains avec les sahraouis. Rien qu’au début de ce mois des sources médiatiques espagnoles ont reporté qu’une délégation espagnole, composée de parlementaires et de représentants de la société civile d’Aragon, a été interdire par les autorités marocaines de visiter la capitale occupée du Sahara Occidental, El Aaiun. La délégation envisageait de s’enquérir sur les violations des droits humains par les forces marocaines. L’un des membres de la délégation a déclaré que l’interdiction marocaine de cette visite est inacceptable, ont indiqué les mêmes sources.

Le Maroc occupe le Sahara Occidental depuis des décennies. Le Conseil de sécurité onusien a depuis toujours soutenu le droit du Sahara Occidental à l’autodétermination. Au 29 avril 2004 le Conseil a adopté la résolution No. 1541, qui réaffirmé son soutien au Plan de paix pour l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental recommandé par l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies, James Baker. Deux ans plutôt, en 2002, le Conseil de sécurité avait réaffirmé le droit à l’autodétermination dans une réunion qui débattait du conflit du Sahara Occidental, dans laquelle il a rejeté d’autres options proposées et a clairement déclaré que la seule solution fiable au conflit doit être basée sur le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

Il y a une longue histoire de consensus international sur le soutien du droit du Sahara Occidental à l’autodétermination. La Cour international de justice a émis, le 16 octobre 1975, la décision suivante sur le conflit du Sahara Occidental, "la Cour conclut que les éléments et renseignements portés à sa connaissance n'établissent l'existence d'aucun lien de souveraineté territoriale entre le territoire du Sahara occidental d'une part, le Royaume du Maroc ou l'ensemble mauritanien d'autre part. La Cour n'a donc pas constaté l'existence de liens juridiques de nature à modifier l'application de la résolution 1514 (XV) de l'Assemblée générale des Nations Unies quant à la décolonisation du Sahara Occidental et en particulier l'application du principe d'autodétermination à travers l'expression libre et authentique de la volonté des populations du territoire."

Je suis d’accord avec plusieurs de mes collègues que le Maroc est un important partenaire des USA dans sa guerre contre le terrorisme et dans le commerce international. Mais, les exemples d’abus des droits humains que les autorités marocaines ont commis à l’encontre du peuple sahraoui et contre des manifestants pacifiques n’est guerre un comportement que nous espérons de nos amis.

En conclusion, la résolution du conflit du Sahara Occidental n’a que trop tardé. Les deux parties au conflit doivent se mettre d’accord et mettre en oeuvre le plan de règlement élaboré par le Secrétaire d’Etat James Baker. Un grand pas vers une résolution pacifique serait pour le Maroc de libérer tous les prisonniers politiques, y compris M. Tamek et Mme. Haidar, de mettre un terme à sa détention et aux tortures de manifestants pacifiques et des activistes des droits humains et de permettre la liberté d’opinion et d’expression au Maroc et au Sahara Occidental." (SPS)

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