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Le sahara occidental occupé

Le sahara occidental occupé

Actualités sur le conflit du sahara occidental


Les clarifications de bedjaoui

Publié par Hassane A sur 5 Juin 2006, 03:51am

Catégories : #lesaharaoccidental

Les clarifications de bedjaoui
 

Le chef de la diplomatie algérienne revient, dans cet entretien exclusif à Liberté, sur les dossiers importants de l’heure  et développe la place que compte occuper le pays dans le nouvel ordre mondial.

 

Le Conseil de sécurité des Nations unies a réitéré son engagement à soutenir le Front Polisario et le royaume du Maroc pour parvenir à une solution “politique juste, durable et mutuellement acceptable devant conduire à l’autodétermination du Sahara occidental”. Sa résolution constitue un véritable camouflet à Kofi Annan par le rejet de son rapport préconisant la voie autonomiste. Comment expliquez-vous ce désaveu ?
Ainsi que vous le savez, l’Algérie a accueilli avec satisfaction l’adoption, le 28 avril dernier, par le Conseil de sécurité des  Nations unies de la résolution 1675 (2006) sur le Sahara occidental du fait de sa conformité avec la doctrine onusienne applicable aux cas de décolonisation.
La position prise par le Conseil de sécurité en avril 2006 était attendue du fait des dangereuses dérives contenues dans le rapport du secrétaire général.
En effet, comment peut-on, au nom d’une prétendue realpolitik, consacrer le primat du fait accompli, de la violation des règles du droit international, y compris des résolutions qui ont ennobli et crédibilisé la Déclaration universelle des droits de l’Homme ? Le territoire du Sahara occidental est un territoire non autonome. Satisfaire à l’exigence du droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination reste incontournable. Le plan Baker demeure un excellent compromis dans la mesure où même l’option de l’autonomie est l’une des questions retenues dans le cadre du référendum. Donc, seul le peuple sahraoui choisira librement et définitivement le statut qu’il voudra pour son territoire.

Vous avez rencontré Kofi Annan à New York. Comment avez-vous trouvé ce contact ? Qu’est-ce que vous lui avez dit ?
Cette rencontre a été opportune et utile. Elle a été l’occasion de réaffirmer la position de l’Algérie sur la question du Sahara occidental et de clarifier, à cet égard, un certain nombre de points, à la veille de l’examen par le Conseil de sécurité du rapport du secrétaire général des Nations unies sur cette question.
J’ai rappelé au secrétaire général, qui m’a semblé l’avoir fâcheusement perdu de vue, que le principe du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, consacré par les résolutions pertinentes des Nations unies, constitue le socle sur lequel se fonde la légalité internationale. Le rapport du secrétaire général avait épousé, en effet, le point de vue inacceptable de son envoyé spécial, M. Van Walsum, qui préconisait de tenir compte de la realpolitik, c’est-à-dire du fait accompli de l’occupation du Sahara occidental.
J’ai mis l’accent sur les insuffisances que contient son rapport, tout en indiquant clairement que ses propositions constituent une sérieuse dérive, en ce sens qu’elles risquent de perdre de vue la légalité internationale et d’entraîner de graves conséquences sur la stabilité de la région. Le Conseil de sécurité n’a pas suivi le secrétaire général dans cette dérive. Il a adopté à l’unanimité une résolution revenant à la légalité internationale et affirmant le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.

Après la résolution des Nations unies, pensez-vous que le Maroc comprendra le message et se conformera à la légalité internationale ?
Il faut l’espérer. Il est clair que les parties en conflit, royaume du Maroc et Front Polisario, devront mettre en œuvre la résolution 1675. Le plan de paix des Nations unies repose sur l’exercice par le peuple du Sahara occidental de son droit à l’autodétermination.  Nadia Mellal

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