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Le sahara occidental occupé

Le sahara occidental occupé

Actualités sur le conflit du sahara occidental


Appel à la décolonisation

Publié par Hassan Le sahraoui sur 18 Juin 2009, 01:48am

Catégories : #lesaharaoccidental

Le comité spécial des 24 renouvelle son appel à la décolonisation

Dans la perspective de relancer les négociations entre le Maroc et le Front Polisario, le comité spécial des vingt-quatre des Nations unies a décidé de transmettre tous les documents pertinents à l’Assemblée générale afin que ce dossier soit examiné par la quatrième commission chargée de la décolonisation.

Dans le cadre de leurs travaux visant à résoudre les derniers cas de décolonisation, dont notamment ceux de la Nouvelle Calédonie et le Sahara occidental, les membres du comité spécial des vingt-quatre ont entendu le représentant du Front Polisario à l’ONU, Ahmed Boukhari. Ce dernier a dénoncé l’occupation illégale du territoire par le Maroc, tout en insistant sur l’engagement que le Maroc avait pris en 1990 d’organiser un référendum d’autodétermination au Sahara occidental, avant de le renier par la suite.
Dans cet ordre d’idées, le diplomate sahraoui a rappelé que la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) avait été déployée en 1991, après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. Malheureusement, Rabat a rompu en 2004 les Accords de Houston de 1997.  Depuis que le Conseil de sécurité a demandé aux parties d’engager des négociations en juin 2007, celles-ci n’ont pas avancé à cause des conditions inacceptables posées par le Maroc à la partie sahraouie, déplore Ahmed Boukhari. Dans un engagement solennel, le représentant sahraoui assurera qu’un “Sahara occidental indépendant serait prêt à négocier avec le Maroc une relation stratégique couvrant les plans économique, de la sécurité, du commerce et des questions sociales”.
Dans cette optique, Boukhari ne manquera pas de dénoncer “l’exploitation par le Maroc des ressources naturelles du Sahara occidental, notamment pétrolières, qui se fait en violation flagrante du droit international”. Il rappelle l’avis rendu par l’ancien Conseiller juridique de l’ONU, Hans Corell, selon lequel “le Maroc n’est pas considéré par les Nations unies comme puissance souveraine ou puissance administrant du territoire du Sahara occidental”. Les violations des droits de l’homme commises par le Maroc contre la population sahraouie ont été évoquées par le représentant sahraoui, qui regrettera que la tentative d’élargir le mandat de la MINURSO pour qu’elle puisse être saisie de cette question ait été rejetée par le Conseil de sécurité à deux reprises. Quant aux supposés liens existants entre la monarchie marocaine avant la colonisation espagnole en 1884, défendus par Rabat, Ahmed Boukhari affirmera catégoriquement.
“Il n’y avait aucun lien entre le territoire du Sahara occidental et son colonisateur d’aujourd’hui”, tout en rappelant qu’en 1960, dans le cadre des revendications exprimées par le Maroc contre la Mauritanie sur le territoire, le président Senghor, qui était à la tête du Sénégal à l’époque, avait estimé que certaines nations africaines avaient attrapé le virus de domination et d’exploitation qui animait les ex-colonisateurs européens.
Après cette intervention du diplomate sahraoui, les représentants de la République-Unie de Tanzanie et de Cuba ont jugé aujourd’hui “totalement inacceptable” que le Sahara occidental reste le seul cas non résolu de décolonisation sur le continent africain. Ils rappelleront dans leurs interventions que “le droit du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination et à l’indépendance repose sur les principes du droit international, tout en souhaitant que les parties parviennent à une solution garantissant au peuple sahraoui l’exercice de ce droit inaliénable dans le respect des principes énoncés dans la résolution 1514 de l’Assemblée générale”. La délégation tanzanienne mettra l’accent sur l’importance des constatations du rapport de l’ONU concernant l’extraction des minéraux au Sahara occidental. Quant au représentant cubain, il soulignera le soutien apporté par Cuba à la cause du peuple sahraoui. Pour rappel, la Havane accueille près de 500 étudiants sahraouis.
Le diplomate vénézuélien versera dans le même sens en apportant le soutien de sa délégation à la déclaration du Front Polisario. De son côté, celui de la Côte d’Ivoire soulignera la nécessité d’explorer de nouvelles pistes et approches qui satisfassent à la fois le Maroc et le Front Polisario, tout en déplorant que les quatre cycles de négociation menés à ce jour n’aient rien apporté à la résolution du contentieux. À l’issue de cette réunion, le Comité spécial des Vingt-Quatre a décidé de transmettre tous les documents pertinents à l’Assemblée générale afin de permettre son examen par la Quatrième Commission, chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation

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