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Le sahara occidental occupé

Le sahara occidental occupé

Actualités sur le conflit du sahara occidental


La solution au Sahara occidental passe par les urnes

Publié par Hassane A sur 4 Octobre 2006, 02:14am

Catégories : #lesaharaoccidental

Mohamed Sidati lors d’une conférence de presse à Alger

Le ministre sahraoui rejette le fait colonial imposé par Rabat.

“Le Front Polisario ne sera pas partie prenante de négociations avec le Maroc qui s’éloignent de l’application de ce qui a été décidé, sous les auspices des Nations unies, pour déboucher sur l’autodétermination du peuple sahraoui et donc la décolonisation du Sahara occidental”.
Cet avis a été exprimé à Alger par le ministre sahraoui, conseiller à la présidence, chargé des relations avec l'Europe, dans la soirée du lundi 2 octobre.
Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée au siège de l’ambassade de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Mohamed Sidati a fait part des “rumeurs” faisant croire que des pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU qui soutiennent Rabat, comme la France, veulent mentionner dans la prochaine résolution de ce Conseil “un appel à de nouvelles négociations directes entre les parties au conflit”. “Aujourd’hui, la vraie question est : comment faire appliquer ce qui a été décidé pour déboucher sur l’autodétermination du peuple sahraoui ?” s’est-il interrogé, en rappelant que “les deux parties en conflit”, le Front Polisario et le Maroc, “avaient eu durant des années des négociations directes ayant abouti à la signature du Plan de règlement de 1991 et des Accords de Houston, dans lesquels Rabat accepte la tenue du référendum d'autodétermination au Sahara occidental”. Avant de marteler : “Le Front Polisario rejette cette curieuse logique, cette manœuvre qui veut faire table rase des décisions précédentes pour nous faire revenir à trente ans plus tôt. Il ne fera pas partie de négociations visant à sortir du sentier de la légalité internationale et à consacrer le fait accompli colonial”.
À la veille de la tenue de la prochaine réunion du Conseil de sécurité, qui se tiendra à la fin du mois courant, le conférencier a saisi l’occasion pour interpeller l’ONU. “Les Sahraouis constatent que les Nations unies semblent céder… Il y a dérive ! Il y a une situation d’impasse ! L’ONU doit faire preuve de fermeté et exiger l’application des décisions internationales, dont le plan de paix de 2003, pour éviter que le problème soit détourné”, a-t-il dit.
En signalant au passage la volte-face des autorités marocaines, avec la présentation d’un “plan d’autonomie” du territoire non autonome du Sahara occidental. Un “projet mort-né”, a-t-il assuré. “Voici venu le temps de la régression et du recul”, a noté M. Sidati plus loin, insistant sur le fait que “ces pseudo solutions sont lourdes de conséquences et mènent à des confrontations”.
Cela, d’autant que “le soulèvement pacifique dans les territoires sahraouis occupés ou l’Intifadha (qui dure depuis mai 2005, ndlr) a montré la nullité de telles démarches”.  D’où sa conviction que “la solution du Sahara occidental est au bout des urnes”. “Nous continuerons à interpeller l’ONU et à privilégier la voie pacifique. Mais nous sommes prêts à toute éventualité et décidés à défendre nos droits”, a indiqué le ministre sahraoui, en demandant à connaître le contenu du rapport de la délégation onusienne des droits de l’homme, qui s’est rendue en avril dernier dans les territoires occupés du Sahara occidental.
Avant que la commission ad hoc de l’Union européenne se rende à son tour dans les territoires occupés pour s’enquérir de la situation qui y prévaut. M. Sidati n’a pas exclu le fait que le retard mis dans la publication d’un tel rapport soit lié aux “pressions” exercées par certains pays alliés à Rabat, parce qu’il “serait accablant pour le Maroc”.
Hafida Ameyar

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plombier dimanche paris 26/01/2015 14:46

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Cordialement

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