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Le sahara occidental occupé

Le sahara occidental occupé

Actualités sur le conflit du sahara occidental


L’Algérie appelle l’ONU à assumer ses responsabilités

Publié par Hassane A sur 5 Octobre 2006, 01:53am

Catégories : #lesaharaoccidental

FACE AUX TERGIVERSATIONS ET AUX ATErMOIEMENTS SUR LE SAHARA OCCIDENTAL

L'Algérie rejette toute approche qui viserait à dénier au peuple sahraoui son droit à l’autodétermination, a affirmé Youcef Yousfi, ambassadeur auprès des Nations unies.

Le représentant de l’Algérie a appelé la communauté internationale et, singulièrement, le Conseil de sécurité à assumer ses responsabilités à l'égard du peuple du Sahara occidental, devant la commission onusienne des questions politiques spéciales et de la décolonisation.
M. Yousfi devait attirer l’attention sur le fait que le Sahara occidental reste le dernier territoire à décoloniser en Afrique et dont le peuple attend toujours de pouvoir exercer ce droit à l'autodétermination qui a permis à tant de peuples d'accéder à la liberté et de prendre en main leur propre destin. Il ne s’est pas empêché de rafraîchir les esprits de la communauté internationale en soulignant que ce dossier est sur le pupitre de l’Onu depuis plus de 40 ans en tant que question de décolonisation. Ce territoire, a-t-il souligné, est identifié comme éligible à l'application de la résolution 1514 du 14 décembre 1960 portant déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples colonisés, relevant qu’il a vu son processus de décolonisation brutalement contrarié en 1975 lorsqu'il fut envahi, occupé et dépecé par son voisin du Nord. Depuis, a-t-il ajouté, le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination s'est trouvé, chaque fois, contrarié par les actes unilatéraux, les fausses promesses et les tergiversations de la puissance occupante, le Maroc. Ce dernier pays, a ajouté le représentant permanent de l'Algérie auprès des Nations unies, ne cesse de se jouer des résolutions internationales et relève que depuis la proclamation du cessez-le-feu sous les auspices des Nations unies, à la suite de l'acceptation en 1990 par les deux parties au conflit, le Front Polisario et le Royaume du Maroc, d'un plan de règlement entériné par le Conseil de sécurité dans ses multiples résolutions, Rabat ne cesse de se montrer déterminé à empêcher le peuple sahraoui de concrétiser sa revendication légitime d'exercer son droit à l'autodétermination, en dressant obstacles après obstacles et en multipliant les manœuvres dilatoires dans une politique de fuite en avant visant à faire prévaloir le fait accompli et admettre une souveraineté, que d'ailleurs nul pays au monde ne lui reconnaît sur un territoire qu'il occupe par la force. M. Yousfi a énuméré toutes les initiatives foulées et rejetées par le Maroc depuis les accords de Houston en 1997 devant faciliter la tenue du référendum d'autodétermination jusqu’au plan de paix présenté par l'ancien envoyé personnel du secrétaire général de l’Onu, l’Américain James Baker, un plan pourtant unanimement approuvé par le Conseil de sécurité dans sa résolution de 2003. Pour l’Algérie, ces reniements, ces dénis du droit international n’ont pas d’autre explication que la crainte des Marocains d'aller vers un référendum d'autodétermination libre et régulier qui serait inévitablement défavorable à Rabat. Le royaume du Maroc voudrait, aujourd'hui, a averti M. Yousfi, entraîner la communauté internationale hors de la légalité internationale au travers d’un plan d'autonomie interne sous souveraineté marocaine, comme si le territoire à libérer était une simple province marocaine en mal d'autonomie. Ce plan est, de toute évidence, mort-né, a conclu le représentant permanent de l'Algérie auprès des Nations unies.
Soulignant que l'Algérie qui, plus que des frontières, partage une communauté de destin avec les parties au conflit, demeure plus que jamais convaincue que le règlement juste et définitif du conflit est celui-là qui garantit au peuple sahraoui l'exercice de son droit à l'autodétermintion, à travers l'organisation d'un référendum libre et sans contrainte, conforme à la doctrine et à la pratique des Nations unies en matière de décolonisation et ayant, donc, l'indépendance parmi ses options. Ce plan de paix réaffirmé dans la résolution 60/114 du Conseil de sécurité en décembre 2005, et fortement appuyé par le sommet des pays non-alignés, tenu à la Havane du 11 au 16 septembre dernier, est au yeux de l’Algérie le seul plan valable et acceptable. 
D. Bouatta  

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