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Le sahara occidental occupé

Le sahara occidental occupé

Actualités sur le conflit du sahara occidental


Le droit à l’autodétermination des Sahraouis est capital

Publié par Hassane A sur 7 Octobre 2006, 03:54am

Catégories : #lesaharaoccidental

Rapport du haut-commissariat de l’ONU pour les droits de l’homme au Sahara Occidental

Le rapport signale que la proposition du haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, relative à l’envoi d’une mission au Sahara, s’est imposée après l’éclatement de manifestations à El-Ayoun (capitale du Sahara occidental) et dans d’autres villes du territoire occupé.

L’autodétermination est un “droit fondamental” du peuple sahraoui, qui “doit être garanti et appliqué sans plus de retard”. Tel est le point de vue du Haut-Commissariat des Nations unies pour les droits de l’Homme (HCDH) sur le dossier du Sahara occidental. Le rapport de 16 pages, daté du 8 septembre dernier, est le résultat des investigations entreprises en mai et en juin 2006 par une délégation présidée par Christophe Girod, un ancien délégué du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
Dans son rapport, Girod et ses compagnons concluent que “presque toutes les violations des droits humains du peuple du Sahara occidental (...) découlent de la non-application de ce droit humain fondamental”. Ils estiment que la question du droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental est “capitale, vu la situation générale des droits de l’Homme dans ces territoires”, avant d’ajouter : “C’est un droit humain consacré dans la Convention internationale sur les droits civiques et politiques et la Convention internationale sur les droits économiques, sociaux et culturels. Le respect de tous les droits de l’Homme du peuple du Sahara occidental doit aller de pair avec ce droit.” “Les efforts de la communauté internationale, à travers le Conseil de sécurité et le secrétaire général (des Nations unies), visant à aider les parties à parvenir à une solution politique juste, définitive et mutuellement acceptable conforme au droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, doivent être entièrement appuyés et soutenus”, déclarent les auteurs du document “non public”. Ils appuient le principe d’un “suivi plus attentif de la situation des droits de l’Homme au Sahara occidental”.
Le rapport signale, par ailleurs, que la proposition du haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, relative à l’envoi d’une mission au Sahara, s’est imposée après l’éclatement de manifestations à El-Ayoun (capitale du Sahara occidental) et dans d’autres villes du territoire occupé. Des manifestations réprimées qui se sont soldées par “de nombreux blessés, l’arrestation de centaines de manifestants, des allégations de torture et des grèves de la faim suivies par plusieurs détenus”, indique-t-on.
La délégation, s’appuyant sur les témoignages recueillis auprès des Sahraouis et des Marocains, annonce : “La délégation est arrivée à la conclusion préliminaire que les membres des services d’ordre marocains semblent avoir fait usage de la force d’une manière non discriminatoire et disproportionnée et les entraves administratives imposées par les autorités (marocaines) ont pu compromettre la capacité du peuple du Sahara occidental à exercer pleinement son droit à la liberté d’expression et de rassemblement.”
Sur la base de ces témoignages, elle révèle l’existence de “torture” et de “maltraitance” endurées par les manifestants sahraouis qui réclamaient l’indépendance de leur territoire, des atteintes mises sur le compte de la police et des forces auxiliaires marocaines. Le rapport fait aussi part en particulier du décès, le 30 octobre 2005, du jeune manifestant sahraoui, du nom de Hamdi Lembarek, qui “a été arrêté par des officiers de police marocains (...) qui l’ont roué de coups de bâton à la tête et sur d’autres parties de son corps”,
précipitant ainsi son décès à l’hôpital. Il cite des “déficiences sérieuses en ce qui concerne le droit à un
procès équitable”. Puis d’alerter : “La liberté d’établir des associations a été entravée dans le territoire du Sahara occidental.”
Pour ce qui est des camps des réfugiés, administrés par le Polisario et les institutions de l’État sahraoui en exil (RASD), la délégation indique “ne pas avoir reçu de plaintes” quant aux entraves à la liberté d’association, de mouvement ou d’expression. Elle souligne les dures conditions de vie des réfugiés sahraouis, confrontés singulièrement au manque d’eau et de nourriture, ainsi qu’au problème du chômage.
Hafida Ameyar

 

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