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Le sahara occidental occupé

Le sahara occidental occupé

Actualités sur le conflit du sahara occidental


Hurst Hannum affirme que “Rabat n’a point d’autorité pour imposer une solution unilatérale au Sahara occidental”

Publié par Hassane Le sahraoui sur 12 Mars 2007, 23:35pm

Catégories : #lesaharaoccidental

Plan d’autonomie pour le Sahara Occidental
Un conseiller de James Baker détruit l’argumentation de Rabat

Hurst Hannum, le conseiller de l’ancien chef de la diplomatie américaine, James Baker, affirme que “Rabat n’a point d’autorité pour imposer une solution unilatérale au Sahara occidental”.

Ce diplomate suédois, qui a aidé Baker à élaborer le plan de règlement du conflit du Sahara occidental, détruit les thèses avancées par le Maroc pour justifier son occupation du Sahara occidental et également le plan d’autonomie préconisé par le Makhzen.
Réagissant à une opinion publiée le 3 mars dans The New York Times par un ex-ambassadeur américain, Frederick Vreeland, il a publié dans le Herald Tribune International, un document dans lequel il souligne que “la question du Sahara occidental est un problème de décolonisation, rappelant que la Cour internationale de justice de La Haye avait clairement affirmé le droit des Sahraouis à  la décolonisation et à l’autodétermination”. “En tant que conseiller de James Baker durant l’élaboration du plan qui fut connu sous le nom de plan Baker pour le Sahara occidental, je me vois dans l’obligation d’exprimer mon désaccord avec l’argument pro-marocain déclaré par l’ambassadeur Frederick Vreeland en faveur d’une autonomie pour le Sahara occidental dans son opinion intitulée : “Sage proposition d’un jeune roi"”, écrit Hurst Hannum. Selon lui : “Il est particulièrement évident que les revendications marocaines de souveraineté sur le Sahara occidental ne sont nulle part rejetées plus clairement comme elles le sont par la Cour internationale de justice en 1975 dans une opinion consultative, qui a, d’ailleurs, réaffirmé le droit des Sahraouis à la décolonisation et à l’autodétermination. Quant à la marche marocaine de 1975 pour réclamer le Sahara occidental, cité par M. Vreeland, il faut rappeler qu’elle a été une entreprise du gouvernement et fut largement condamnée.”
Poursuivant son argumentation, il expliquera que “toutes les résolutions adoptées par le Conseil de sécurité de l’ONU dans les dernières années réaffirment le droit du peuple sahraoui à décider de son propre destin, seulement le Maroc rejette constamment toute proposition qui peut permettre la détermination du sort du Sahara occidental à travers un   référendum libre”.
Pour l’ex-bras droit de James Baker “la proposition d’autonomie avancée par le roi Mohammed VI peut bien être une solution des plus sensibles pour le Sahara occidental, et le gouvernement sahraoui en exil et le peuple sahraoui doivent l’étudier sérieusement, mais, il faut souligner aussi que le Maroc n’a aucune autorité pour pouvoir imposer une solution unilatérale. De son côté, le Conseil de sécurité des Nations unies ne doit pas adopter de décision qui va à l’encontre des désirs du peuple du Sahara occidental”.
Par ailleurs, il déplore que M. Vreeland veuille que les États-Unis d’Amérique changent leur politique traditionnelle sur le Sahara occidental en reconnaissant l’annexion du territoire par le Maroc, en écrivant avec nostalgie, comment “des milliers de Marocains sans armes se sont introduits au Sahara occidental et l’ont effectivement réclamé en tant que leur patrie”. Il n’omettra pas de mettre l’accent sur le fait que “la vérité est que l’invasion de 1975 du Sahara occidental a été une entreprise très brutale. Une grande partie des Sahraouis s’est enfuie de son pays, et de ceux qui sont restés derrière, des milliers ont été tués ou torturés. Et à ce jour, 160 000 soldats sont dans le territoire pour assurer que 100 000 indigènes traumatisés vont s’incliner devant le roi”.
Il conclut son opinion en réaffirmant que “le Sahara occidental a un droit légal et moral de déterminer son propre futur”.  
K. ABDELKAMEL

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