Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le sahara occidental occupé

Le sahara occidental occupé

Actualités sur le conflit du sahara occidental


Nous sommes contre la politique du j’y suis, j’y reste que cherche à imposer le Maroc

Publié par Hassane Le sahraoui sur 24 Mars 2007, 00:08am

Catégories : #lesaharaoccidental

Sahara Occidental
Bedjaoui : “L’Algérie est contre la politique du j’y suis, j’y reste”

Face aux grandes manœuvres diplomatiques sur les dossiers chauds du monde, l’Algérie se devait de rappeler ses positions fondées sur les principes de sa politique et la légalité internationale.

“Nous sommes contre la politique du j’y suis, j’y reste que cherche à imposer le Maroc en prônant un prétendu plan d’autonomie”, a affirmé Mohamed Bedjaoui, faisant valoir qu’il revient au peuple sahraoui de se prononcer sur son avenir. L’Algérie, dans ce dossier, s’en tient au plan Baker. Interrogé sur la position de l’Algérie sur le dossier sahraoui, qui doit passer en avril prochain devant le Conseil de sécurité, le ministre répondra qu’il s’agit tout simplement d’un problème de décolonisation déjà pris en charge, dès 1974, par les instances internationales, dont l’ONU et la Cour internationale de justice, et qui a fait l’objet de négociations entre les deux belligérants que sont le Maroc et le Front Polisario, négociations sanctionnées par un programme de paix, des accords signés à Houston (USA), un plan de paix proposé par l’ancien secrétaire d’État américain, James Baker, et plusieurs autres résolutions pertinentes des Nations unies militant pour l’organisation d’un processus d’autodétermination. “Nous soutenons la légalité internationale. Nous rejetons toute décision unilatérale”, a tenu à affirmer le chef de la diplomatie algérienne.
Il faut savoir que le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères est, depuis jeudi passé, à Washington où il devait être reçu hier par la secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice. Mohamed Bedjaoui devait expliciter les points de vue de l’Algérie sur les questions d’actualité régionale et internationale à ses interlocuteurs américains, mais également au secrétaire général de l’ONU, le Sud-Coréen Ban-Kimoon. Le chef de la diplomatie algérienne devait auparavant réaffirmer les grandes lignes de la politique étrangère algérienne dans une conférence au Centre pour les études internationales et de stratégie (CSIS), dans la capitale fédérale américaine, en présence d’un panel de diplomates, de hauts représentants d’institutions américaines et d’experts sur les questions du Moyen-Orient et de l’Afrique. Après avoir rappelé la politique engagée par l’Algérie pour le rétablissement total de la sécurité et de la stabilité dans le pays, après onze ans de lutte contre la menace terroriste et le train de réformes générales et multiformes, qui portent déjà leurs fruits aux niveaux économique, financier et social, Mohamed Bedjaoui devait établir le lien entre cette ouverture nationale et l’ouverture de l’Algérie sur le monde avec, toujours comme toile de fond, le soutien qu’elle apporte aux causes d’émancipation, d’indépendance et de lutte pour la souveraineté et les droits fondamentaux des peuples.
L’ambition des réformes engagées en Algérie, qui sont accompagnées par un vaste programme de développement économique, est, certes, d’assurer au pays un développement équilibré, stable et durable, mais également de lui redonner et de lui garantir sa place dans le concert des nations, a explicité Mohamed Bedjaoui, en affirmant que l’Algérie a “une place et un rôle, surtout sur le continent africain, au Moyen et Proche-Orient et dans les pays en développement”. Partant de ces considérations, le ministre d’État a réitéré que la préoccupation majeure des autorités algériennes est de “pouvoir contribuer à instaurer et renforcer la stabilité, la paix et la sécurité dans (notre) région et dans le reste du monde”.
Observant que le Maghreb, le bassin méditerranéen, l’Afrique et le monde arabe restent les centres d’intérêt prioritaires, avec la lutte contre le terrorisme et les fléaux sociaux, Mohamed Bedjaoui devait insister sur le fait que l’Algérie entend apporter sa part, en collaboration aussi bien avec les Nations unies, l’Union africaine, la Ligue arabe, l’OTAN qu’avec des pays comme les États-Unis, les États arabes, africains ou européens. Rappelant le savoir-faire diplomatique de l’Algérie et son crédit international en citant, notamment, ses récentes interventions dans le conflit entre l’Érythrée et l’Éthiopie ou dans la question targuie au Mali, le ministre a mis l’accent sur l’engagement des autorités algériennes à soutenir la cause de la paix, de la stabilité et du développement sur le continent africain et dans le monde arabe, notamment au Sahara occidental, en Somalie, au Darfour, en Palestine occupée et en Irak, faisant prévaloir la prédominance des principes et de la doctrine de la décolonisation, de la souveraineté des peuples et des États et du droit à l’autodétermination et à l’indépendance.
Les mises au point de Mohamed Bedjaoui sont intervenues la veille des  périples de Condoleezza Rice et de Ban-Kimoon au Moyen-Orient et avant le passage, le mois prochain, du dossier sahraoui devant le Conseil de sécurité de l’ONU.         

D. Bouatta

Commenter cet article

Nous sommes sociaux !