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Le sahara occidental occupé

Le sahara occidental occupé

Actualités sur le conflit du sahara occidental


Dix ONG françaises interpellent Sarkozy sur le Sahara occidental

Publié par Hassane Le sahraoui sur 20 Octobre 2007, 17:40pm

Catégories : #lesaharaoccidental

À la veille de sa visite au Maroc
Dix ONG françaises interpellent Sarkozy sur le Sahara occidental

Saisissant l’opportunité du voyage officiel du chef de l’État français à Rabat, une dizaine d’ONG françaises lui ont adressé une lettre dans laquelle elles dénoncent la “violente répression” marocaine que subit la population sahraouie.

Prenant le soin de lui rappeler sa récente intervention lors de l’Assemblée générale de l’ONU, dans laquelle il avait notamment souligné qu’“il n'y aurait pas de paix dans le monde si la communauté internationale ne soutenait pas le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes”, des organisations non gouvernementales françaises, dont le Corelso, la Ligue française des droits de l’homme (LDH), le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) et le Syndicat de la magistrature ont adressé jeudi une lettre à Nicolas Sarkozy dans laquelle elles dénoncent la violente répression marocaine contre le peuple sahraoui. Il s’agit d’une première en France, l’un des principaux soutiens pour le Maroc dans son occupation du Sahara occidental. “Partageant cette analyse et connaissant votre intérêt pour la région du Maghreb, nous voudrions profiter de votre prochain déplacement au Maroc pour attirer votre attention sur la situation dans les territoires occupés du Sahara occidental”, ont écrit les auteurs de la correspondance au patron de l’Élysée. Ils ajoutent : “La population sahraouie, qui exprime depuis mai 2005 son droit à l'autodétermination par des manifestations pacifiques, est violemment réprimée.” Les ONG, parmi lesquelles on retrouve également le Mouvement de la paix, l’Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique et celle des Amis de la Rasd (AA-RASD), soulignent que “les défenseurs sahraouis des droits de l'homme sont arrêtés et condamnés à de lourdes peines de prison au cours de procès qui ne respectent pas les normes internationales d'un procès équitable comme ont pu le constater à plusieurs reprises des avocats français observateurs”.
Le collectif affirme que “des associations sahraouies pour le respect des droits de l'homme ou pour la tenue d'un référendum d'autodétermination sont interdites ou poursuivies devant les tribunaux”, et que “les libertés fondamentales d'opinion, d'expression, d'association et de manifestation ne sont pas respectées dans ces territoires qui subissent de surcroît un véritable huis clos”. Il est relevé dans la lettre que “de nombreuses délégations d'observateurs et de journalistes étrangers sont refoulées. En octobre 2006, une délégation du Parlement européen a même été interdite” et que “dans certaines universités marocaines, des étudiants sahraouis, qui veulent exprimer leur solidarité avec les populations des territoires occupés, subissent également une violente répression”. Ces ONG mettent en exergue le constat de la délégation du Haut-Commissariat des droits de l'homme des Nations unies, qui avait enquêté sur cette situation en mai 2006, et qui “a constaté que les Sahraouis subissaient de graves restrictions de leur droit d'exprimer leur opinion et de créer des associations et estimé que ces violations découlaient de la non-application du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui”. Ce rapport onusien, non encore publié officiellement, “confirme les témoignages des défenseurs des droits de l'homme et avocats français qui ont assisté aux procès et rencontré des victimes de la répression et leurs familles”, précise la lettre. Partant de cette situation, le collectif aboutit à la conclusion que “cela ne contribue pas à créer un climat favorable aux négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario sous l'égide des Nations unies qui doivent reprendre en décembre 2007 sur la base de la résolution 1754 adoptée le 30 avril 2007 par le Conseil de sécurité des Nations unies”. Ces ONG ajoutent : “Nous souhaiterions que, lors de vos entretiens avec les autorités marocaines, vous preniez en compte nos observations avec l'objectif de demander aux autorités marocaines de mettre un terme à la répression, de respecter les libertés fondamentales et de tout faire pour parvenir à une solution politique, juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du Sahara occidental.”
 
K. ABDELKAMEL

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