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Le sahara occidental occupé

Le sahara occidental occupé

Actualités sur le conflit du sahara occidental


Le juge espagnol Garzon enquête sur un possible “génocide” marocain

Publié par Hassane Le sahraoui sur 31 Octobre 2007, 22:50pm

Catégories : #lesaharaoccidental

Tortures entre 1976 et 1987 au sahara occidental
Le juge espagnol Garzon enquête sur un possible “génocide” marocain

Les violations des droits de l’homme par le Maroc au Sahara occidental reviennent au-devant de la scène avec cette fois-ci un gros scandale relatif à éventuel génocide contre le peuple sahraoui, que risque de déterminer l’enquête qu’a décidé d’ouvrir le juge antiterroriste espagnol, Baltazar Garzon.

Jugeant recevable des plaintes déposées, en septembre 2006, par des associations de défense des droits de l'homme et des familles de victimes, faisant état de la disparition de plus de 500 Sahraouis à partir de 1975, Baltazar Garzon a décidé d’ouvrir une enquête pour déterminer s’il y a eu génocide ou pas au Sahara occidental. Pour rappel, à cette date, le territoire espagnol était passé sous souveraineté marocaine. Pour en revenir à l’enquête que mènera la justice ibérique, elle constitue une première en la matière, qui intervient à un moment crucial du conflit maroco-sahraoui et dont les conséquences pourraient être désastreuses pour le Makhzen incapable de convaincre du bien-fondé de ses thèses coloniales, malgré le soutien de Paris et de Washington. Le magistrat, spécialisé dans la lutte anti-terroriste, a accepté mardi dernier la requête déposée par les plaignants et s’apprête à ouvrir une enquête pour parvenir à la conclusion si le Maroc est responsable ou pas d'un génocide et d'actes de tortures entre 1976 et 1987 au Sahara occidental, ancienne colonie espagnole annexée par le royaume chérifien en 1975, après le départ des forces espagnoles. Le juge de l'Audience nationale, principale instance pénale espagnole, a ordonné ces poursuites pour un “crime présumé de génocide et de tortures” de la part de responsables marocains dans “une action complexe et systématiquement organisée contre des personnes sahraouies”, selon des sources judiciaires espagnoles. Baltazar Garzon a pris le soin de demander au Maroc de lui faire savoir si la plainte concernant les disparitions de Sahraouis faisait déjà l'objet d'investigations ou de poursuites dans le pays maghrébin. Ainsi, la justice espagnole aura ainsi à enquêter sur les responsabilités de 13 suspects sur un total de 32, dont certains sont décédés, notamment l'ex-ministre Driss Basri, décédé en août dernier à Paris après avoir été pendant 20 ans le ministre de l'Intérieur du roi du Maroc Hassan II. Les responsables marocains, visés par les plaintes, sont en majorité des personnes accusées de “détentions illégales, d'enlèvements, de tortures et de disparitions et il s'agit de hauts gradés des forces de sécurité, armée et police, marocaines, notamment le chef de la gendarmerie royale marocaine, le général Hosni Benslimane”. Concernant ce dernier, il fait déjà l’objet d’un mandat d’arrêt international dans le cadre de l’affaire de l’opposant marocain Mehdi Ben Barka disparu à Paris en 1965, suite à une instruction menée par un juge français. Il faut dire que le Maroc fait l’objet, ces derniers temps, de nombreuses accusations de la part d’organisations non gouvernementales de défense des droits de l’homme, dont notamment Amnesty International et Human Rights Watch, pour la violente répression et les violations des droits de l’homme dans les territoires sahraouis. Il lui est reproché d’empêcher la tenue des assises des associations sahraouies de défense des droits de l’homme, qui devaient avoir lieu il y a plus d’un mois. Réagissant à la décision du juge espagnol d’ouvrir une enquête, le chef de la diplomatie espagnole Miguel Angel Moratinos s'est refusé à tout commentaire jeudi à Marrakech. “Je respecte la décision du ministère de la Justice et je n'ai pas de commentaire à faire”, s’est contenté de déclarer à la presse Moratinos, après des entretiens à Marrakech avec son homologue marocain Taïeb Fassi-FihriK. ABDELKAMEL

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