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Le sahara occidental occupé

Le sahara occidental occupé

Actualités sur le conflit du sahara occidental


les Etats-Unis et l’Europe interpellent le Maroc

Publié par Hassan Le sahraoui sur 20 Novembre 2013, 23:35pm

Catégories : #lesaharaoccidental

La violation des droits des Sahraouis et l’occupation répressive ternissent la réputation internationale du Maroc et doivent être davantage au centre des préoccupations de la communauté internationale», a affirmé la coprésidente du Western Sahara Caucus du Congrès américain, Betty McCollum, dans un entretien accordé à l’APS.

«L’occupation du Sahara occidental par le Maroc et les violations flagrantes des droits du peuple sahraoui, qui défend pacifiquement ses libertés fondamentales, doivent être davantage au centre des préoccupations de toute la communauté internationale», soutient Mme McCollum, membre démocrate de la Chambre des représentants et coprésidente du groupe parlementaire du Sahara occidental, Western Sahara Caucus, auprès de cette institution parlementaire américaine.

Tout en soulignant son «profond respect» pour le peuple marocain, cette élue du Minnesota a considéré que «l’intérêt du Maroc réside dans le  développement de ses capacités économiques, sociales et politiques sur son propre territoire souverain plutôt que de gaspiller ses ressources limitées et de ternir sa réputation internationale avec cette occupation répressive du Sahara occidental». Mme McCollum a déploré que de tels cas de «colonialisme» et de «répression» puissent encore exister en 2013. Selon elle, «l’occupation du Sahara occidental permet indûment au Maroc d’exploiter les ressources économiques des territoires sahraouis occupés, d’y exercer un contrôle politique et d’étouffer les revendications des Sahraouis pour la liberté et l’autodétermination».

Interrogée sur la position du gouvernement américain quant à la question des droits de l’homme, Mme McCollum a salué l’Administration Obama pour avoir défendu, pour la première fois, ce dossier auprès du Conseil de sécurité de l’ONU en proposant, en avril dernier, un projet de résolution pour l’introduction d’un mécanisme des droits de l’homme au sein de la Minurso, même s’il avait été rejeté par certains membres.

Violation des droits de l’homme au sahara occidental

Dans ce sillage, elle a estimé que la décision du Maroc d’annuler brusquement, en avril dernier, l’exercice militaire américano-marocain pour manifester son irritation face à cette démarche de Washington «soulève de sérieuses questions quant à la fiabilité du Maroc en tant que partenaire de sécurité des Etats-Unis». A ce propos, elle a mis en avant la nécessité urgente, pour le président Obama, de soulever la question des violations des droits des Sahraouis lors de sa rencontre avec le roi Mohammed VI, prévue pour vendredi prochain à la Maison-Blanche. «Les Etats-Unis, a-t-elle poursuivi, ne doivent surtout pas céder sur la question des droits de l’homme, ainsi que sur une solution juste basée sur l’exercice du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.»

Il est à rappeler que Mme McCollum et l’élu républicain de Pennsylvanie, Joseph R. Pitts, co-président du Western Sahara Caucus, qui se compose de plusieurs autres élus démocrates et républicains de la Chambre basse du Congrès. Créé en août dernier, ce groupe parlementaire bipartisan vise à défendre les droits du peuple sahraoui à l’autodétermination et à la protection des droits de l’homme, en considérant que la gravité de cette violation des droits de l’homme et le contexte sécuritaire dans la région obligent le gouvernement américain à intervenir activement pour résoudre cette crise de longue date. Cette initiative du Congrès américain, qui intervient après la création à New York du groupe américain de solidarité avec le peuple sahraoui, ainsi que l’intérêt accru des think tanks et des médias américains, ces derniers mois, pour le dossier du Sahara occidental, témoignent d’une attention grandissante de la part des milieux officiels et de l’opinion publique américains pour la question sahraouie.

Des comptes à rendre

Par ailleurs, le récent rapport de Charles Tannok et la résolution sur la politique européenne de voisinage (PEV) responsabilise le Maroc sur les violations récurrentes des droits de l’homme au Sahara occidental, sommé par l’Union européenne (UE) de rendre des comptes sur ces actes perpétrés dans un territoire occupé illégalement depuis 1975. Le rapport Tannok et la résolution de la PEV soulignent les inquiétudes de la communauté européenne sur l’état des droits de l’homme au Sahara occidental et mettent en avant l’«importance» accordée par l’UE aux droits d’un peuple colonisé. La résolution de la PEV note en particulier, à l’adresse de l’occupant marocain, que le respect des droits de l’homme au Sahara occidental, en plus des droits politiques et économiques, est une urgence qui concerne aussi «les droits des prisonniers politiques qui n’ont pas eu de procès équitables et qui devraient être libéré».

Adoptée par une large majorité d’eurodéputés de différents groupes politiques, la résolution de la PEV, de par son contenu pertinent, s’inscrit en droite ligne avec la légalité internationale, déboutant dans le même sillage le lobby pro-marocain au sein de l’UE. Cette résolution «encourage les parties impliquées (Front Polisario et Maroc) à œuvrer en vue de parvenir à une solution politique pacifique durable, conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies, notamment celles qui prévoient l’autodétermination». L’adoption du rapport Tannok et la résolution de politique européenne de voisinage intervenue à quelques jours de la commémoration du troisième anniversaire des évènements tragiques du camp de Gdeim Izik (novembre 2010), annonce l’intransigeance de l’UE sur la question du respect  des droits politiques et économiques des Sahraouis.

Dans la résolution du Parlement européen de décembre 2012, relative au rapport annuel de 2011 sur les droits de l’homme et la démocratie dans le monde, les Eurodéputés ont exprimé leurs «inquiétude» de «la détérioration des droits de l’homme au Sahara occidental». Les eurodéputés ont appelé, dans ce cadre, les autorités marocaines à «respecter» les droits fondamentaux du peuple du Sahara occidental. Le même document exige que les territoires sahraouis sous occupation marocaine «soient ouverts aux observateurs indépendants, aux ONG et aux médias».
 

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