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Le sahara occidental occupé

Le sahara occidental occupé

Actualités sur le conflit du sahara occidental


Mohammed VI veut “marocaniser” les Sahraouis par la force

Publié par Hassan Le sahraoui sur 8 Novembre 2009, 00:42am

Catégories : #lesaharaoccidental


Alors que la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental n’est officiellement reconnue par aucun pays ou instance internationale, le roi du Maroc a tout simplement demandé à ses autorités publiques d’utiliser la “force de la loi” pour faire des Sahraouis des citoyens marocains contre leur gré, allusion faite à la détention des sept activistes du Front Polisario après leur visite aux camps de réfugiés de Tindouf.

Se sentant fort du soutien apporté par la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, lors de son récent séjour au Maroc en marge du Forum sur l’avenir, au plan d’autonomie qu’il propose d’appliquer au Sahara occidental, le souverain a, dans un discours à la nation prononcé vendredi soir, appelé ses autorités publiques à “marocaniser” par la force les Sahraouis.
“On ne peut jouir des droits de la citoyenneté et les renier à la fois en complotant avec les ennemis de la patrie”, a clamé le monarque alaouite, qui considère donc que les Sahraouis sont Marocains malgré eux, bien que la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental n’est officiellement reconnue par aucun pays, y compris ses plus fervents soutiens comme la France, ni encore moins les instances internationales. Jusqu’à preuve du contraire, le Sahara occidental fait toujours partie de la liste des seize territoires non autonomes de l’organisation des Nations unies, comme cela a été confirmé par la dernière résolution de la quatrième commission de décolonisation de l’ONU. Mohammed VI a, en effet, demandé aux autorités marocaines d’agir avec la plus grande fermeté contre ce qu’il a appelé “les adversaires de l'intégrité territoriale du Maroc”, faisant allusion aux Sahraouis proches du Front Polisario. Pour rappel,  les sept Sahraouis ont été arrêtés à leur retour de Tindouf et présentés au tribunal militaire de Rabat, et la date de leur procès n'a pas encore été fixée.
“Le temps est venu pour que toutes les autorités publiques redoublent de vigilance et de mobilisation afin de contrecarrer, avec la force de la loi, toute atteinte à la souveraineté de la nation, et de préserver, avec toute la fermeté requise, la sécurité, la stabilité et l'ordre public qui est le gage effectif de l'exercice des libertés”, a affirmé le souverain chérifien. Alors que les appels à la libération des sept activistes sahraouis, qui ont récemment effectué une visite à Tindouf, pour y rencontrer des responsables du Polisario, se font de plus en plus pressants, Mohammed VI affirme que “l'intelligence avec l'ennemi relève de la haute trahison”, sans toutefois citer dans son discours ces présumées parties.
Sur un ton ne laissant guère de place à la clémence, il assure : “Il n'y a plus de place pour l'ambiguïté et la duplicité : ou le citoyen est marocain, ou il ne l'est pas, a-t-il souligné. Fini le temps du double jeu et de la dérobade. L'heure est à la clarté et au devoir assumé. Ou on est patriote ou on est traître. Il n'y a pas de juste milieu entre le patriotisme et la trahison.” Dans ce discours, à connotation colonialiste, le roi du Maroc annoncera une série de mesures en faveur de ce qu’il appelle “les provinces du sud”, à savoir le Sahara occidental, dont notamment la révision et la restructuration du Conseil royal consultatif des affaires sahariennes (Corcas), dans la perspective de la fin de son mandat. Dans ce cadre, Mohammed VI envisage de revoir la composition de cette instance et de renforcer sa représentativité en assurant son ouverture sur de nouvelles élites compétentes et patriotiques, dans le but évident de montrer qu’il veille à son développement au même titre que les autres régions du pays.
Toujours constant dans sa stratégie de fuite en avant, il réaffirmera son “attachement au processus onusien de négociation autour de l’initiative d'autonomie”, dans l’espoir d’imposer son plan d’autonomie, catégoriquement rejeté par le Front Polisario, qui demeure fidèle à ses premières revendications en demandant un référendum d’autodétermination incluant notamment l’option de l’indépendance. Enfin, comme de coutume, le souverain marocain ne s’est pas privé de pointer son doigt accusateur en direction de l’Algérie, qu’il rend pour responsable de tous les maux et problèmes que vit le Maroc. Par : Merzak Tigrine

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