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Le sahara occidental occupé

Le sahara occidental occupé

Actualités sur le conflit du sahara occidental


Moins de six mois après lui avoir retiré sa confiance, le Maroc cède à la pression

Publié par Hassan Le sahraoui sur 31 Octobre 2012, 00:11am

Catégories : #lesaharaoccidental

« C’est ce qu’on appelle se déculotter ». Ce commentaire d’un journaliste européen, spécialiste du Maghreb, résume bien la situation. Moins de six mois après lui avoir retiré sa confiance, le Maroc cède à la pression internationale et accueille Christopher Ross, l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental. Il est arrivé ce samedi 27 octobre à Rabat dans le cadre d’une tournée régionale qui le conduira également en Algérie.

Le ministère marocain des Affaires étrangères a annoncé la visite via un communiqué diffusé par l’agence de presse officielle MAP, sans fournir d’explication sur le revirement marocain. Christopher Ross avait été désavoué par le Maroc en mai après une résolution du Conseil qui critiquait le comportement de Rabat envers les Casques bleus dans la région et demandait à Rabat « d'améliorer la situation des droits de l'Homme » au Sahara occidental. Mais Ban ki‑Moon et la communauté internationale, dont les États‑Unis et la France, avaient maintenu leur confiance en l’émissaire de l’ONU.
 
 
Un véritable revers pour Rabat.
 
Hormis quelques titres, la presse marocaine ne s’est pas montrée critique vis‑à‑vis du gouvernement, et surtout du Palais royal, à l’origine de la décision de désavouer Chritopher Ross. « Après avoir été vilipendé, Christopher Ross revient au Maroc », écrit le journal Demain Online. La presse marocaine, qui a été le fer de lance de la campagne médiatique de Rabat contre Christopher Ross, n’arrive pas à se poser une question élémentaire : si les raisons qui ont poussé les autorités à « retirer leur confiance » à Ross en mai étaient valables et objectives, pourquoi ne l’étaient‑elles plus en août quand le roi a décidé de lui accorder de nouveau sa « confiance » ? « Et pourquoi, personne n’explique au pauvre peuple soumis que nous sommes ce revirement ? » s’interroge le journal.
 
 
« Des contorsions marocaines pour sauver la face »
 
Plusieurs médias marocains ont en revanche mis en avant ces dernières semaines des liens supposés entre le Front Polisario et Al‑Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). « Entre autres contorsions pour tenter de sauver la face, avec ce retour de l'ambassadeur Christopher Ross, les officiels marocains ont battu le rappel de leurs officines attitrées afin de mener une campagne de désinformation grossière visant à faire accroire à une collusion entre le Polisario et Aqmi. Alors que des indices probants et partagés par de nombreux services de renseignements attestent désormais d'une connivence entre certains démembrements de l'État marocain et les narcotrafiquants du Mujao qui écoulent le cannabis marocain via le sahel en blanchissant les flux illicites via certaines banques marocaines implantées dans la région. Ce même Mujao est bien entendu toujours inspiré par ces mêmes commanditaires pour attaquer et nuire aux intérêts de l'Algérie », explique une source algérienne qui a requis l’anonymat.
 
« L'autre contorsion pitoyable de la semaine fut celle de l'ambassadeur marocain à New York, Mohamed Loulichki, qui pérorait benoîtement à la tribune de la troisième commission sur la "dignité" des réfugiés pour donner une bonne conscience à son pays, en se gargarisant des activités d'un soi‑disant conseil des droits de l'Homme aux ordres de l'administration, et ce au moment même où le rapporteur spécial des Nations unies, Juan Mendez, accablait le Maroc pour l'utilisation systématique et massive de la torture contre les opposants impliqués dans le conflit du Sahara occidental », conclut la même source.

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