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Le sahara occidental occupé

Le sahara occidental occupé

Actualités sur le conflit du sahara occidental


Le Conseil de sécurité des Nations unies qui s'est prononcé

Publié par Hassane A sur 1 Mai 2006, 00:12am

Catégories : #lesaharaoccidental

le Conseil de sécurité marque son attachement à la légalité internationale

Le Conseil de sécurité des Nations unies qui s'est prononcé, vendredi à New York, en faveur d'une solution politique "juste et durable" du conflit au Sahara occidental, a exprimé son attachement à la légalité internationale, estiment de nombreux observateurs. Le Conseil de sécurité a réaffirmé, dans sa nouvelle résolution sur le Sahara occidental, sa volonté d'aider les parties en conflit à parvenir à une solution politique "juste, durable et mutuellement acceptable" devant aboutir à l'autodétermination du peuple sahraoui.


Après avoir examiné le rapport du secrétaire général de l'Onu en date du 19 avril dernier, il a réaffirmé la nécessité d'un "respect absolu des accords militaires auxquels est parvenue la Mission de l'Onu au Sahara occidental (MINURSO)

et en rapport avec le cessez-le-feu".

Le Conseil de sécurité a appelé les Etats membres de la région à "coopérer pleinement" avec les Nations unies pour "dépasser l'impasse actuelle".

D'autre part, le mandat de la MINURSO a été prorogé de six mois (jusqu'au 31 octobre 2006), alors que le secrétaire général de l'Onu a été mandaté par le Conseil de sécurité pour présenter un rapport sur la situation qui prévaut

au Sahara occidental et prendre les "mesures nécessaires" devant permettre à la MINURSO de "mener convenablement" sa mission en collaboration avec les Nations unies.

En réaction, l'Algérie a exprimé sa "satisfaction" après l'adoption de cette nouvelle résolution sur le Sahara occidental, affirmant que cela s'inscrit en "droite ligne des positions antérieures de l'Onu".

Ce faisant, le Conseil de sécurité a marqué son "attachement à la légalité internationale", tout en réaffirmant sa "responsabilité à l'égard du peuple et du Sahara occidental conformément à la Charte et aux résolutions des Nations unies", a souligné le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Par ailleurs, cela constitue un "échec à la tentative de dévoiement du processus de décolonisation du Sahara occidental", a-t-on relevé à Alger.

En termes diplomatiques, cela signifie, souligne-t-on, que le Conseil de sécurité "a tout simplement rejeté le rapport du secrétaire général qui l'a dénoncé et à l'Algérie qui avait mis en garde contre l'approche suggérée par le secrétaire général de l'Onu.

On estime que "la détermination et la forte mobilisation de la diplomatie algérienne auront ainsi payé", soulignant que "toutes les manoeuvres ont ainsi lamentablement échoué et la légalité internationale, c'est-à-dire la rectitude et la justesse de la cause sahraouie sont sorties grandies.

Pour sa part, le coordinateur sahraoui avec la Minurso, M. M'hamed Khadad, a qualifié l'adoption de la résolution d'"une fin de non recevoir" au dernier rapport du secrétaire général de l'Onu, M. Kofi Annan, "qui voulait dévier le processus de décolonisation du Sahara occidental de son cour normal".

"Dans cette résolution, a-t-il ajouté, le Conseil de sécurité a réaffirmé son engagement à rester saisi de la question ainsi que sa volonté d'aider les parties à parvenir à une solution qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental conformément aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations unies".

"Mais, a poursuivi le responsable sahraoui, la France, membre permanent du Conseil, s'est opposée catégoriquement à toute mention de cette question dans la résolution finale montrant, une fois de plus, son alignement aveugle sur les thèses colonialistes marocaines".

Pour rappel, l'Onu avait adopté, depuis 1965, plusieurs résolutions sur la question du Sahara occidental, affirmant le droit inaliénable du peuple sahraoui à disposer de lui-même, à travers un référendum d'autodétermination.

Les deux parties au conflit, le Maroc et le Front Polisario ont d'ailleurs directement négocié à plusieurs reprises, sur une période d'une dizaine d'années. Ces négociations ont abouti, en août 1988, à l'acceptation par les deux parties du Plan de règlement des Nations unies, que le Conseil de sécurité a entériné dans ses résolutions 658 de juin 1990 et 690 d'avril 1991.

Le Maroc et le Front Polisario ont également signé en septembre 1997 les Accords de Houston, sous l'égide de M. James Baker, alors envoyé personnel du secrétaire général de l'Onu, fixant les modalités de la tenue du référendum d'autodétermination.

Les efforts de M. Baker en faveur d'une solution juste au conflit ont été couronnés en juillet 2003 par l'adoption, à l'unanimité, par le Conseil de sécurité de l'Onu du "plan Baker", qui prévoit la tenue d'un référendum d'autodétermination

au Sahara occidental après une période transitoire de cinq ans au maximum.

Le Front Polisario a accepté le plan Baker, contrairement au Maroc qui l'a rejeté et qui, revenant sur ses engagements, refuse depuis désormais de reconnaître le droit à l'autodétermination des Sahraouis. C'est ce refus du Maroc d'appliquer le référendum d'autodétermination et le soutien, dont il jouit de certains pays occidentaux, comme l'écrit clairement

M. Annan dans son rapport, qui ont poussé le secrétaire général de l'Onu et son envoyé personnel à parler de "realpolitik".  [Aps   29/4/06]

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